Nous sommes là dans un des derniers coins de Paris qui a su garder un style romantique, en dépit du gratte ciel de la capitale qui fut construit, ici au n°33, en 1959 (21 étages!). La Bièvre qui donnait jadis au quartier tant de charme n'est hélas plus là et coule à présent sous le square René Le Gall
Sachez d'abord que le rue Croulebarbe date du XIII ième siècle et doit son nom à un notable du coin,
le sire Jean De Croulebarbe, qui y possédait un moulin (disparu en 1840). Quel dommâge que ses ailes ne soient plus là !
Vous trouverez les plus beaux echos de l'histoire du quartier au restaurant Etchegorry anciennement appelé chez Madame Grégoire. Cette Madame Grégoire tenait autrefois ici un cabaret célèbre ! Ses charmes conquirent Béranger, Victor Hugo et bien d'autres poètes. Franchissez le seuil de l'auberge Etchegorry et vous verrez une belle fresque où l'on distingue Béranger, Victor Hugo attablés avec des amis sous la tonnelle du cabaret. Tout à côté voici un portrait de l'égérie de "Madame Grégoire". En haut, dans une des salles à manger du restaurant, encore un portrait rarissime celui là de l'illustre chansonnier Béranger.
Chanson de Béranger: [Ecouter]
C'était de mon temps
que brillait Madame Grégoire.
J'allais à vingt ans
Dans son cabaret rire et boire.
Elle attirait les gens
Par des airs engageants.
Plus d'un brun à large poitrine
Avait là crédit sur la mine.
Ah ! comme on entrait
Boire à son cabaret
Tout est bien changé !
N'ayant plus rien à mettre en perce
Elle a pris congé
Et des plaisirs et du commerce
Que je regrette, Hélas !
La cave et ses appas !
Longtemps encore chaque pratique
S'écrira devant sa boutique
Ah ! comme on entrait
Boire à son cabaret
[Voir le Reportage ...]
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